C’est donc sur le fondement juridique de la Charte sociale européenne
révisée et afin de respecter cet engagement international, que nous
proposons d’instaurer dans notre code du travail un droit à la
formation linguistique pour les primo-arrivants, les étrangers résidant
en France, les français dont l’un des parents au moins ne maîtrise pas
la langue française, les demandeurs d’asile et les membres de leur
famille afin qu’ils puissent accéder à la maîtrise de la langue
française. Il s’agit aussi de préciser les conditions de mise en oeuvre
du principe reconnu par la Charte.
Il est, en particulier, aussi nécessaire de prévoir une rémunération
pour des stages linguistiques longs, lesquels ne sont pas accessibles
en dehors du temps de travail, de façon à compenser la perte de salaire
ou les frais engendrés par la garde d’enfants.
La question des modules de formation ne relève pas de la loi, mais elle
devra être traitée précisément par un texte réglementaire.
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